Premiers mois de bébé: conseils pour soulager ses petits maux

  • Par t-dou
  • Le 24/09/2017
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Baby

Eczéma, muguet, érythème, poussées dentaires… Les petits maux ne manquent pas dans la vie de bébé les premiers mois. À nous de jouer pour le soulager !

Bébé a déjà de l’acné ?

Eh oui, l’acné n’attend pas le nombre des années. À la naissance, bébé peut avoir de l’acné dit « du nourrisson ». Ces petits boutons rouges à pointes blanches sont vraisemblablement le résultat d’une imprégnation hormonale d’origine maternelle. Aggravée, il est vrai, par l’utilisation de produits trop gras. Comme nous, bébé est sujet aux comédons.

Les bons gestes : On oublie tout de suite nos laits de toilette pour bébé et les lingettes et on revient au bon vieux pain de toilette au pH neutre que l’on rince soigneusement. Dans certains cas, le pédiatre pourra prescrire une préparation à la vitamine A acide à appliquer sur les petits boutons, mais en règle générale, une simple crème hydratante pour bébé suffit.

Bébé fait de la sudamina

Ouh la, le nom savant ! C’est tout simplement une hyper-transpiration ! La rétention de sueur est fréquente chez le nourrisson, surtout l’été quand il fait chaud et humide. Cela se traduit par des petites cloques d’eau transparentes sur le corps et le visage. Elles peuvent apparaître quinze jours après la naissance et sont dues à l’immaturité du mécanisme de sudation : la transpiration est alors retenue dans la couche cornée de l’épiderme au lieu de remonter en surface.

Les bons gestes : l’idéal est de ne pas trop couvrir bébé et de lui choisir des vêtements en matière 100 % naturelles comme le coton. Il faut éviter de frotter les cloques pour sécher bébé après le bain en tamponnant plutôt sa peau le plus doucement possible. Si bébé a des cloques dans les plis, il faut utiliser une lotion asséchante et aseptisante (en pharmacie).

Il a des croûtes partout

Ces croûtes se développent au cours de la troisième semaine. On les reconnaît à leur aspect granuleux. Les croûte de lait sont le résultat de l’accumulation des cellules mortes du cuir chevelu et du sébum. Elles ne présentent pas de caractère de risque mais peuvent s’étendre à la totalité du crâne en l’absence d’un traitement ad hoc.

Et parfois même sur le visage, les plis du cou, la zone de siège. Elles sont dues à la prolifération d’une levure qui est normalement présente sur la peau mais attention si la levure se développe en excès, le phénomène peut devenir inflammatoire. Leur aspect « sale » inquiète souvent les jeunes parents alors que les croûtes de lait ne sont pas dues à un manque d’hygiène. En principe, elles disparaissent entre l’âge de 3 et 6 mois.

Les bons gestes : En fonction des cas, le médecin (ou le pharmacien) peut nous conseiller l’utilisation de crèmes à base d’urée, d’huile d’amande douce ou de shampoings spécifiques. Il faut veiller à bien rincer bébé avant de le sortir du bain, les excédents de produits pouvant provoquer des irritations. Si elles persistent, c’est sans doute en raison de la présence d’un champignon. Le médecin nous prescrira alors un produit antifongique à appliquer sur le cuir chevelu de bébé. Mais en aucun cas, il ne faut les gratter.

Bébé fait de l’eczéma

Vers 2 ou 3 mois, âge auquel le système immunitaire se construit, beaucoup d’enfants souffrent de plaques rouges sur une peau très desséchée, accompagnées ou non de petits boutons. C’est le premier signe de l’eczéma, conséquence d’un tempérament allergique. Les lésions, mal délimitées, sont principalement localisées sur les joues, le cuir chevelu, les fesses et les plis de la peau. Les démangeaisons entraînent un épaississement de la peau, la multiplication des lésions et par conséquent une surinfection car l’enfant ne cesse de se gratter. La meilleure des préventions consiste à allaiter bébé jusqu’à l’âge de 4 mois minimum (idéalement jusqu’à 6 mois).

Les bons gestes : Consulter le médecin car le traitement de la dermite atopique relève d’un traitement médical à base de cortisone et d’antihistaminique, voire même d’antibiotiques en cas de surinfection. Au quotidien, il faut éviter les bains chauds (pas plus de 33 °C) et ajouter une cuillère de vinaigre dans l’eau pour neutraliser les effets du calcaire. Pas de gel ni de lait de toilette : on lave bébé avec un savon au pH neutre ou un produit spécifique pour peau irritée (ADerma, Avène, Mustela…) et on le sèche sans frotter. Attention également aux allergies de contact : pas de synthétiques ni de laine, uniquement du coton. Et à la lessive utilisée : mieux vaut choisir un produit spécial peaux sensibles et supprimer les assouplissants.

Au moment de la diversification, on introduit les aliments un par un sur une période de trois ou quatre jours afin de pouvoir observer une éventuelle réaction lors des premiers essais et on retarde l’introduction des aliments dérivés du lait de vache à minimum 9 mois, les fruits exotiques, les œufs et le poisson à 12 mois. Quant aux arachides et oléagineux (noix, noisettes, amandes), ils ne doivent jamais être donnés avant l’âge de 3 ans. L’homéopathie donne également de bons résultats. La préparation à donner dépend de l’aspect des lésions : il faut donc consulter un médecin homéopathe.

Il a tout le temps les fesses rouges

La couche enlevée, horreur… bébé a plein de petits boutons rouges sur l’abdomen, les organes génitaux, le haut des cuisses et les fesses. Il existe deux types d’érythème fessier. L’un est d’origine infectieuse et l’autre est dû à une irritation. On les distingue en fonction de la forme que les rougeurs adoptent sur les fesses du bébé : en forme de Y d’origine infectieuse (autour des organes génitaux, dans les plis, avec des rougeurs importantes) ou en forme de W, suite à une irritation de frottement ou de macération (rougeurs sur toutes les zones charnues, les fesses et les petits bourrelets autour des organes génitaux).

Les bons gestes : En cas d’érythème en Y, il faut consulter le médecin pour éviter une surinfection. Mieux vaut laisser bébé les fesses à l’air le plus longtemps possible ou le protéger avec des couches spéciales que l’on trouve en pharmacie (coto-couches). La toilette se fera au savon au PH neutre avec un rinçage et un séchage soigneux (attention aux plis de la peau). On applique ensuite un produit antiseptique et une pâte de protection (si possible en spray pour éviter de masser une zone déjà sensible et d’y diffuser des bactéries si on n’a pas les mains assez propres). On peut accompagner ce traitement local d’un traitement homéopathique : Belladonna 9CH, Hepar Sulfuris Calcareum 9CH, Medorrhinum 9CH, 3 granules de chaque trois fois par jour à écraser avec un rouleau à pâtisserie. En cas d’allergie, on joue Apis Mellifica 9CH, trois granules trois fois par jour.

Bébé fait ses dents

Très tôt, bébé commence à avoir mal aux dents… qu’il n’a pas encore. Ce sont les maux des fameuses poussées dentaires qui s’accompagnent de divers symptômes : température un peu élevée, hypersalivation, rougeur des joues et des fesses, gencive congestionnée. Même si tous les bébés doivent y passer, il n’est pas question de laisser bébé souffrir en silence.

Les bons gestes : Un traitement homéophatique (granules de camomille ou dosettes) peut prévenir la douleur et en diminuer les symptômes. On peut aussi donner à bébé du paracétamol pédiatrique, en suppositoire ou en poudre, afin de soulager bébé. Attention de bien respecter les dosages adaptés au poids de notre petit édenté !

Localement, un massage de la gencive avec une compresse non tissée peut se révéler un vrai antidote contre la douleur en réactivant la circulation, au niveau de la zone congestionnée. Il existe aussi des pommades anesthésiantes à appliquer au dos sur la gencive (Dolodent, etc…). Sans oublier les anneaux de dentition réfrigérants qui permettent à bébé de se soulager en se massant la gencive. En revanche, on oublie ab-so-lu-ment les remèdes de grand-mères : appuyer sur la gencive avec une cuillère ou un sucre. Ces manipulations risquent de blesser bébé et par voie de conséquence de provoquer des infections.

Il a déjà une carie ?

À partir de 18 mois, bébé peut s’offrir le luxe de sa première carie qui porte le nom poétique de « carie du biberon ». En effet, trop de tout-petits prennent l’habitude de sucer toute la journée un biberon rempli d’une boisson sucrée. Le soir, le risque de carie est accentué car le sucre se dépose sur les dents puis est transformé en acide par les bactéries présentes dans la cavité buccale. Cet acide va attaquer l’émail des dents de lait (plus fragile que celui des dents définitives), lequel se détériorera de plus en plus jusqu’à l’apparition de caries.

Vers 3 ou 4 ans, certains enfants présentent déjà des caries sévères nécessitant des soins dentaires sous anesthésie générale ou des extractions prématurées, sans oublier la pose de prothèses afin de respecter l’écart entre les dents en attention l’apparition des dents définitives. En premier lieu, ce sont les dents du maxillaire supérieur qui sont touchées mais si le processus n’est pas stoppé, les caries s’étendront à toutes les dents qui peuvent être entièrement rongées jusqu’à la racine. Les dents de lait peuvent servir de foyer à des germes infectieux qui essaiment ensuite vers d’autres organes entraînant un risque de septicémie, de rhumatisme articulaire aigu. Moins grave – façon de parler – une dent de lait infectée peut provoquer des angines à répétition, une diminution des défenses immunitaires de l’enfant ou léser le germe de la dent définitive.

Les bons gestes : Ne jamais laisser bébé s’endormir avec un biberon d’eau sucrée, de jus de fruits ou de lait aromatisé. Familiariser bébé avec le brossage des dents : dès leur apparition, les dents de bébé doivent être nettoyées tous les soirs avec une compresse ou un coton-tige imprégnés de sérum physiologique ou avec une brosse à dents nourrissons (Tigex, VisioMed…). Dès que bébé sait tenir sa cuillère, il peut jouer avec une brosse à dents spécial bébé. Il apprendra (à sec) à se brosser les quenottes. L’essentiel, c’est de lui montrer l’exemple en se brossant les dents en même temps que lui pour lui montrer les bons gestes. Tant qu’il ne sait pas cracher, on ne met pas de dentifrice sur la brosse.

 

Source: Neuf mois

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